Arnaud est le guitariste de Ginger moon

Arnaud, Guitariste de Gingermoon

« A 43 ans passé, je réalise que çà fait donc une moitié de vie que nous composons et enregistrons avec mes potes de Ginger Moon, et que nous rêvons de partager notre travail avec le reste du monde ! Sorte de vie à l’envers : à l’âge ou la plupart raccrochent, nous, on a décidé d’y aller, coûte que coûte. L’envie est trop forte.

Musicalement, mon parcours est un peu laborieux : j’ai commencé la guitare à 18 ans, et les démarrages ont été longs et peu encourageants. Ceci dit, pas le choix : à partir du moment ou cet instrument m’est rentré dans les doigts, je n’ai pu m’en défaire. Ca marche encore aujourd’hui, la flamme est là, bien belle, en dépit du fait que je crois que je resterais pour la vie un piètre instrumentiste. On fait avec ce que l’on a !

La rencontre avec la musique et le rock s’est faite assez tôt, je devais avoir autour de 8-10 ans : je me souviens le temps que j’ai pu passer à cet age là, en plein été, dans la voiture de mes parents, à écouter en boucle une cassette d’Elvis Presley ! C’était un grand moment parce que je pouvais écouter ça seul, fort, et 10 fois de suite si ça me chantait ! Je crois que ces titres sont encore gravés au plus profond de ma mémoire.

Ensuite, Bill Haley, Johnny Halliday (et oui, Gabrielle et J’ai Oublié de Vivre … belles chansons !). C’était aussi les disques qui trainaient à la maison : Polnareff, Gainsbourg, Les Stones, et un certain nombre de choses, notamment en Jazz, auquel je ne comprenais encore pas grand chose. Ce sera réparé un peu plus tard, les parents ayant eu la bonne idée de m’emmener avec eux voir un grands nombre de concert à Vienne, pour le festival de Jazz.

Là ou ça s’est envenimé, c’est à partir de l’entrée au collège : en deux ans, c’est parti dans tous les sens : le hard rock (AC DC, …), le ska (Specials, Selecters), le rockabilly (Stray Cat’s, ..), la musique mods (Who, Jam, …), la new wave évidemment (Cure, Siouxie, Joy Div, …).

En cachette, je commençais à écouter Stevie Wonder, dieu parmi les dieux, mais c’était pas très bien vu !

Les années lycée, c’est parti un peu plus sur le reggae, la pop, et puis le blues. Et le blues, forcément, ça fini par donner envie de jouer de la guitare. Les Stones, les Beatles, tout ça a été une découverte un peu tardive, la place ayant été longtemps occupée aussi par la bossa, et pas mal de Jazz.

A partir de 20 ans, grand plongeons dans la Soul, le Funk, le Groove, l’Acid Jazz, bref, dans toutes les musiques qui font bouger les jambes et les zygomatiques !

Depuis, c’est le grand zapping : le blues, le rock, le funk, la pop, toujours un peu de jazz et un zeste de classique. »

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