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Arnaud : interview croisee

Rencontre avec Arnaud, guitariste de Ginger moon

Interview d'Arnaud guitariste de Ginger moon

Q : C’est quoi le projet Ginger Moon ?

Pour moi, le projet Ginger Moon, c’est notre manière d’entrer dans la danse. On a tellement été bercé par les musiques des autres – çà continue d’ailleurs – qu’on a eu envie à notre tour d’apporter notre pierre à l’édifice. Comme on est pas tout à fait des perdreaux de l’année, que nous avons tous une histoire qui s’est construite au fil des années, on le fait dans un pur esprit de plaisir, en prenant le pari que ce qui nous plait et nous transporte entrera en résonance avec d’autres artistes, et bien entendu, le public.

Q : A quel univers musical lies-tu les compositions de Ginger Moon ?

Cà c’est la question piège… parce qu’en fait, quand on travaille sur une composition, les choses se mettent en place progressivement. On n’a jamais attaqué un nouveau titre en se disant « on va faire un morceaux pop qui va parler de la guerre … ». En général, çà part d’une compo toute simple à la gratte avec un couplet et un refrain. Au fur et à mesure des enregistrements des différents instruments (et oui, on bosse en re-re), le titre prend forme. C’est à ce moment là que le titre commence à prendre ses couleurs. Souvent d’ailleurs, on a plusieurs directions possibles. Les mêmes accords en binaire ou en ternaire, çà sonne pas pareil, et ainsi de suite. En général, une sorte d’évidence arrive gentillement qui nous donne à la fois le tempo et le registre. A partir de là, on peut dérouler les arrangements qui nous semblent les plus évidents. Ceci étant dit, il est généralement assez amusant de jouer un peu les oppositions. C’est pas parce que le titre est typé « pop » que l’on va aller à fond dans le genre. Les mélanges, c’est souvent plus riche (pour enfoncer une porte ouverte!). Comme avec les textes d’ailleurs : à quoi bon faire un texte triste sur une musique triste. C’est redondant !

Pour revenir à la question, je pense que le dénominateur commun de nos titres, c’est la Soul. Mais là, à chacun sa vérité.

Q : … Un des meilleurs moments passé à enregistrer votre album ?

Humainement,  j’ai adoré les 6 premiers mois de 2008 au cours desquels on se retrouvait tous les vendredis à la maison pour bosser. Quel pied !

C’était familiale comme ambiance, les enfants ont partagé ce moment avec nous. C’était bien. Sans parler des purs moments de bonheur et de rigolade. Si t’as pas le sourire aux lèvres quand tu fais de la musique, çà s’entend, et c’est pas bon. Cà marche pas. Remplace le mot sourire par plaisir ou sincérité, c’est pareil. Ce qui compte, c’est se mettre le plus en liaison possible avec soit et avec les autres.

Musicalement, la phase d’enregistrement, c’est plutôt dur car il faut mettre l’interprétation au niveau de ce que l’on à envie d’entendre, et c’est parfois difficile. En revanche, la phase de mixage a été une sorte de renaissance des titres. On est passé d’un travail « brut » à un travail « net ». En studio, chaque jour est pour moi un enchantement !

Q : qu’est ce qu’il y a de magique dans l’instrument dont tu joues ?

Comme c’est effectivement un peu magique, c’est donc pas si simple à dire ! Ceci dit, le fait par exemple qu’après plus de 20 ans de pratique de la guitare, avec un résultat somme toute modeste, le plaisir d’en jouer est aujourd’hui plus intense encore qu’à mes débuts est une forme de magie pour moi.

Et puis il y a cette sensation physique incroyable : le manche, la touche, l’action des cordes, les vibrations du corps, le grain, … stop, j’arrête là sinon …

Q : Une référence littéraire que tu as envie de mettre en avant ?

Encore une question simple … pas pressé d’être invité chez Pivot !

Je n’ai pas à proprement parler de livre de chevet. Les livres qui m’ont marqués répondent tous  à l’une et/ou l’autre de ces qualités : ils racontent l’histoire d’un destin d’homme – ils abordent leur sujet avec poésie – ils sont bien écrits – ils me posent des questions.

Pour donner quelques références récentes, j’ai adoré « la conjuration des imbéciles », délicieux, l’autobiographie de Keith Richards, délirant, « la Peste » de Camus, dérangant.

Q : C’est quoi l’avenir de Ginger Moon ?

Compte tenu de nos parcours et notre passion, je ne pense pas que notre avenir dépendra du succès. Ce qui ne veut pas dire qu’on n’a pas envie que nos compos inondent les ondes !

Mais bon, çà, on n’en décide pas. Alors on verra.

On a plein de compos dans les tiroirs, une envie de gamin de continuer à passer des jours et des jours à discuter de telle note, de tel arrangement… Donc l’avenir c’est de poursuivre notre travail d’artisan, de continuer de se rapprocher de notre idéal, et le destin fera son chemin.

Plus concrètement, pour 2013, l’objectif est de sortir notre premier disque. Même si la notion de disque se perd un peu aujourd’hui, j’ai hâte de voir la pochette avec un beau vinyle à l’intérieur !

Arnaud est le guitariste de Gingermoon.

Marcus Miller, clarinette basse master

Marcus Miller à la clarinette basse

Vincent nous rappelle que l’on voit souvent Marcus Miller comme un bassiste mais.. Mais cet immense musicien est d’abord clarinettiste, un virtuose de la clarinette basse. Il s’est mis à jouer de la (guitare) basse plus tard.

Cyril, guitare et clavier

Cyril, guitare et clavier

Cyril, guitariste et clavier de ginger moon

Bientôt, vous saurez tout sur Cyril ;)

Vincent, clarinette basse

Vincent joue de la clarinette basse

Vincent, clarinettiste de ginger  moon

Vincent possède aussi un vrai sens de la synthèse. La preuve :

1975-1988 formation musicale (conservatoire de Lyon, ensemble harmonique de Lyon)

1988-2001 Malformation musicale (New Orleans, Prohome)

2002- … Déformation Musicale (la vraie musique universelle, GiNGeRmOOn !)

 

Pour en savoir plus découvrez l’interview de Vincent.

Arnaud, Guitariste

Arnaud est le guitariste de Ginger moon

Arnaud, Guitariste de Gingermoon

« A 43 ans passé, je réalise que çà fait donc une moitié de vie que nous composons et enregistrons avec mes potes de Ginger Moon, et que nous rêvons de partager notre travail avec le reste du monde ! Sorte de vie à l’envers : à l’âge ou la plupart raccrochent, nous, on a décidé d’y aller, coûte que coûte. L’envie est trop forte.

Musicalement, mon parcours est un peu laborieux : j’ai commencé la guitare à 18 ans, et les démarrages ont été longs et peu encourageants. Ceci dit, pas le choix : à partir du moment ou cet instrument m’est rentré dans les doigts, je n’ai pu m’en défaire. Ca marche encore aujourd’hui, la flamme est là, bien belle, en dépit du fait que je crois que je resterais pour la vie un piètre instrumentiste. On fait avec ce que l’on a !

La rencontre avec la musique et le rock s’est faite assez tôt, je devais avoir autour de 8-10 ans : je me souviens le temps que j’ai pu passer à cet age là, en plein été, dans la voiture de mes parents, à écouter en boucle une cassette d’Elvis Presley ! C’était un grand moment parce que je pouvais écouter ça seul, fort, et 10 fois de suite si ça me chantait ! Je crois que ces titres sont encore gravés au plus profond de ma mémoire.

Ensuite, Bill Haley, Johnny Halliday (et oui, Gabrielle et J’ai Oublié de Vivre … belles chansons !). C’était aussi les disques qui trainaient à la maison : Polnareff, Gainsbourg, Les Stones, et un certain nombre de choses, notamment en Jazz, auquel je ne comprenais encore pas grand chose. Ce sera réparé un peu plus tard, les parents ayant eu la bonne idée de m’emmener avec eux voir un grands nombre de concert à Vienne, pour le festival de Jazz.

Là ou ça s’est envenimé, c’est à partir de l’entrée au collège : en deux ans, c’est parti dans tous les sens : le hard rock (AC DC, …), le ska (Specials, Selecters), le rockabilly (Stray Cat’s, ..), la musique mods (Who, Jam, …), la new wave évidemment (Cure, Siouxie, Joy Div, …).

En cachette, je commençais à écouter Stevie Wonder, dieu parmi les dieux, mais c’était pas très bien vu !

Les années lycée, c’est parti un peu plus sur le reggae, la pop, et puis le blues. Et le blues, forcément, ça fini par donner envie de jouer de la guitare. Les Stones, les Beatles, tout ça a été une découverte un peu tardive, la place ayant été longtemps occupée aussi par la bossa, et pas mal de Jazz.

A partir de 20 ans, grand plongeons dans la Soul, le Funk, le Groove, l’Acid Jazz, bref, dans toutes les musiques qui font bouger les jambes et les zygomatiques !

Depuis, c’est le grand zapping : le blues, le rock, le funk, la pop, toujours un peu de jazz et un zeste de classique. »

Découvrez l’interview d’Arnaud